Chez CHIMIMECA, la rencontre entre industrie, défense et emploi

Les besoins en compétences dans les secteurs de la défense, du nucléaire et de la chimie sont considérables. C’était l’un des constats au cœur de la rencontre organisée le 25 septembre 2026 chez CHIMIMECA à Jonage, à l’occasion de la signature d’une convention entre Nuclear Valley et France Travail.
Aux côtés de représentants de Nuclear Valley (pôle de compétitivité de la filière nucléaire et défense en régions), de la Direction Régionale de France Travail Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté et de la DGA (Direction générale de l’armement), cette rencontre a permis de présenter les enjeux de recrutement de la filière et de découvrir deux entreprises du territoire : CHIMIMECA et CURIUM.
La défense face à un défi majeur de recrutement
Pour la DGA, qui finance Nuclear Valley et accompagne un réseau de 470 entreprises membres, la question des compétences est devenue un enjeu majeur pour répondre à la montée en puissance des activités de défense.

Le secteur compte aujourd’hui environ 4500 entreprises, essentiellement des PME, représentant près de 210 000 emplois sur toute la France.
Les besoins à venir sont importants : 100 000 personnes supplémentaires seraient nécessaires dans les quatre prochaines années (d’ici à 2030), notamment pour répondre aux besoins de production, de cybersécurité et aux nombreux départs à la retraite annoncés.
Dans ce contexte, le partenariat avec France Travail, présent au plus près des territoires et disposant d’une expertise sectorielle, vise notamment à faciliter le rapprochement entre les entreprises et les compétences dont elles ont besoin.
CHIMIMECA : un groupe en développement et des recrutements à la clé
Adhérente de l’AIRM, CHIMIMECA, spécialisée dans les traitements chimiques de surface des métaux, connaît elle aussi une phase de développement.

Reprise en 2024 par Renaud Vencatassin, l’entreprise compte aujourd’hui 45 salariés, répartis sur 2 sites à Jonage et Moirans. Son activité vise notamment à prolonger la durée de vie des pièces et équipements de ses clients, avec des applications dans des secteurs exigeants comme le nucléaire et la défense.
Le site de Jonage, qui accueillait cette rencontre, rassemble aujourd’hui 24 collaborateurs.
Aux côtés de Renaud Vencatassin, Vincent Pech de Laclause, Directeur Général site de CHIMIMECA, a présenté l’activité et les métiers qui contribuent au quotidien au développement de l’entreprise.
🎥 Dans les coulisses de CHIMIMECA
Le site de Jonage réunit activités administratives, R&D, production, logistique et stockage. Découvrez en quelques images les coulisses de l’entreprise et son environnement de travail.
10 nouvelles personnes ont rejoint CHIMIMECA en 2026, dont 5 dans le cadre de créations de postes. À l’échelle de l’entreprise, c’est un volume significatif qui témoigne de ses besoins en compétences.
Parmi les recrutements à venir, le besoin est particulièrement urgent sur les postes de techniciens itinérants, CHIMIMECA souhaitant développer les interventions sur les sites de ses clients. Et les recrutements vont se poursuivre.
Des profils techniques recherchés
CHIMIMECA recherche notamment des profils dans plusieurs domaines :
Techniciens applicateurs, capables d’intervenir sur différents produits, environnements et typologies de clients ;
Techniciens itinérants, avec des déplacements en France principalement, voire à l’international (découchages de plusieurs jours) ;
Techniciens / profils maintenance et magasinage ;
Profils R&D pour le développement des produits;
Commerciaux.
Un développement international est également à l’étude avec notamment un projet d’ouverture d’une usine en Pologne.
CURIUM : des compétences pointues pour gérer des risques complexes
La rencontre a également permis de découvrir CURIUM, entreprise basée à Montagny et spécialisée dans la décontamination et la gestion des risques chimiques, radiologiques et explosifs.

Stéphane Poncet, Directeur du développement de CURIUM, a présenté une activité qui mobilise des compétences très spécialisées, notamment dans les domaines de la chimie, de la radioprotection et de l’analyse des risques.
Avec une soixantaine de salariés et son propre laboratoire d’analyse, CURIUM recherche notamment des techniciens, ingénieurs, analystes et profils spécialisés en chimie et radioprotection, ainsi que des manutentionnaires particulièrement rigoureux dans la manipulation de produits à risque et disposant de notions en chimie.
Des métiers techniques au cœur des besoins
Au-delà des entreprises présentées lors de cette rencontre, un message ressort clairement : les filières de la défense, du nucléaire et de la chimie recherchent avant tout des compétences techniques et opérationnelles.
Des opportunités existent pour des profils variés, de la production et de la maintenance à la R&D, en passant par la logistique, le commerce ou les interventions sur site.
Une diversité de métiers à mieux faire connaître auprès des candidats et des personnes en recherche d’évolution professionnelle.
Des candidats au rendez-vous
Cette rencontre avait également une dimension très concrète pour l’emploi : une dizaine de demandeurs d’emploi étaient présents, venus découvrir les activités de CHIMIMECA et CURIUM et mieux comprendre les métiers recherchés par ces entreprises.
Une occasion pour eux d’échanger directement avec les professionnels présents, de découvrir des environnements de travail parfois méconnus et d’identifier de potentielles opportunités professionnelles.
Une matinée qui se conclut par un engagement commun
Après les présentations et la visite du site CHIMIMECA, la matinée s’est conclue par la signature d’une convention entre Nuclear Valley et les directions régionales de France Travail Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté.
Un partenariat qui vise à renforcer la coopération entre les acteurs de la filière nucléaire et du service public de l’emploi, pour mieux accompagner les entreprises face à leurs besoins en compétences et faciliter la rencontre avec les candidats.

Une signature qui vient donner une dimension très concrète aux échanges de la matinée : derrière les enjeux industriels et de défense, ce sont bien des femmes et des hommes, des compétences et des métiers qu’il faut aujourd’hui attirer et accompagner.





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